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Rapports d'études
Etudes sur la sécurité en aéronautique
Les statistiques montrent que lavion est
un moyen de transport très sûr (1 mort pour 2 milliards
de kilomètres parcouru pour un passager), comparé
aux autres moyens de transport publics, ou privés. Le nombre
total des accidents augmente certes depuis les années 1970,
mais cette augmentation sexplique simplement par laugmentation
du nombre de vols réalisés, alors que le risque par
vol est resté stable durant cette période. Essayer
de diminuer ce risque par vol est un challenge difficile auquel
tous les acteurs du transport aérien tant nationaux quinternationaux,
sattachent.
Le rôle de la DGAC dans le domaine de la
sécurité du transport aérien présente
de multiples facettes. Il comprend notamment lélaboration
et la mise en application de la réglementation relative à
la construction, lexploitation et lentretien des aéronefs,
à la gestions de lespace aérien et des unités
de contrôle de la circulation aérienne. Il en est de
même pour la formation et les qualifications des équipages
de conduite des aéronefs et des personnels chargés
du contrôle de la circulation aérienne.
Différentes structures internationales
participent à lélaboration de normes communes
en matière de sécurité aéronautique
: lOrganisation de laviation civile internationale (OACI),
dont le siège se trouve à Montréal, élabore
des normes et pratiques recommandées à légard
des pays membres de lorganisation. Au niveau européen,
les autorités conjointes de lAviation Civile (JAA)
dune part et Eurocontrol (pour les aspects Navigation Aérienne)
dautre part, deux organismes associés de la CEAC
(Conférence Européenne de lAviation Civile),
recherchent une harmonisation pour lensemble des éléments
qui peuvent avoir un impact sur la sécurité. La Commission
Européenne, quand à elle, produit avec le même
objectif des règlements et directives applicables aux pays
de lUnion Européenne.
La DGAC à un rôle de régulateur
et de tutelle pour les aspects relatifs aux avions, aux compagnies
aériennes et aux pilotes. On citera notamment :
- Le contrôle de la navigabilité
des aéronefs incombe au ministre chargé de laviation
civile. En son nom, la direction du Contrôle de la Sécurité (DCS) au sein de la direction
générale de laviation civile (DGAC) est chargée
du contrôle de la conception de la production et de lentretien
des aéronefs ainsi que leur exploitation.
Le Groupement pour la Sécurité de l'Aviation Civile
(GSAC)
est chargé de la surveillance des processus de fabrication
et de maintenance des aéronefs. Cest un groupement
dintérêt économique, délégataire
dune mission de service public. Cependant, la délivrance
des certificats et des agréments relève de la responsabilité
de la DGAC.
La vie des aéronefs est contrôlée dès
le stade de la conception avec la délivrance dun
"certificat de navigabilité de type".
La production des aéronefs en série fait ensuite
lobjet dun longue surveillance, à lissue
de laquelle chaque appareil se voit délivré un "certificat
de navigabilité individuel". La délivrance
de ces certificats est subordonnée à la démonstration
de la conformité au type.
Une fois sortie dusine, laéronef voit son exploitation
et son entretien suivi de près. Un certificat de transport
aérien (CTA), est délivré aux entreprises
de transport public, autorisation couvrant à la fois les
aspects portant sur la mise en oeuvre et lutilisation/entretien
des aéronefs, que les équipages qui mettent en oeuvre
ces matériels. Lentretien de ces machines doit également
être effectué par un organisme agréé.
- Le second volet de la sécurité
aéronautique concerne les personnels de conduite des aéronefs.
Ceux-ci doivent être détenteurs de titres de compétences
appropriés délivrés après évaluation
par des examinateurs habilités. La DCS délivre
les homologations des écoles aéronautiques, et fixe
les programmes de formation des titres et qualifications. Elle organise
les examens aéronautiques et délivre les titres
aéronautiques.
A chaque titre aéronautique particulier est attaché
des "privilèges", qui délimitent le domaine
dutilisation de cette licence : activités de loisirs
(licences privées), transport public (licences professionnelles).
La sécurité de l'aviation a
atteint de nos jours un niveau acceptable.
Mais les évolutions techniques et opérationnelles
de l'aviation peuvent remettre en cause les hypothèses retenues
lors de l'élaboration des règles de sécurité.
Ainsi, si rien n'était fait, une extrapolation des données
existantes montre que les risques d'accidents et de pertes de vies
humaines augmenteraient avec la croissance du trafic. Les médias
se feraient alors l'écho d'un accident d'avion de transport
commercial par semaine en 2010. Dans un contexte de sensibilité
accrue de la population aux accidents aériens, le souci de
maintenir, dans les prochaines années, un niveau acceptable
de sécurité du transport aérien commercial
rend nécessaire un surcroît d'efforts visant à
réduire encore les risques d'accidents et de pertes de vies
humaines, plus particulièrement les risques liés :
- Aux facteurs humains et aux interactions homme-machine
(70% environ des causes d'accidents).
- Aux mauvaises conditions météorologiques
(givrage, foudroiement, etc.).
- Aux situations d'urgence et, notamment, avec
une prise en compte de l'arrivée prochaine d'aéronefs
de très grosse capacité, ainsi que les risques identifiés
grâce à l'analyse des accidents, des incidents et
de l'expérience acquise en service, et les risques susceptibles
d'être générés par les évolutions
intervenant dans la conception, l'exploitation, la maintenance,
le pilotage, la navigation des aéronefs.
Le développement et la mise en uvre
d'une réglementation qui limite davantage ces risques nécessitent
des études et des recherches qui visent à :
- Une meilleure connaissance des causes des
accidents et incidents grâce au développement de
méthodes plus performantes de recueil et d'analyse des
données d'accidents/incidents et grâce à l'amélioration
des connaissances scientifiques (sciences cognitives, sciences
de l'atmosphère, physique des matériaux, etc.).
- Une identification des solutions techniques
opérationnelles, humaines, organisationnelles de prévention
des accidents ainsi qu'une évaluation de l'impact potentiel
de ces solutions sur la sécurité.
- L'émission de recommandations d'évolution
des réglementations nationales et internationales.
Afin de contribuer à maintenir, en permanence,
la sécurité de l'aviation civile à un niveau
acceptable, les dispositions réglementaires et méthodes
de contrôle technique en vigueur touchant à la conception,
la construction et l'exploitation des aéronefs ainsi que
la formation des personnels aéronautiques doivent être
réexaminées avec attention. Pour répondre à
cet objectif, la DCS coordonne différents programmes de
recherche. Les orientations de cette recherche sont établies
en large concertation avec les communautés aéronautique
et scientifique (services officiels, industriels, opérateurs,
représentants de l'aviation légère et sportive,
etc.).

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