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Activité du contrôle aérien
L’activité du contrôle aérien
s’exerce dans un contexte de croissance forte du trafic :
de 1987 à 2001, le nombre de vols pris en charge (mouvements
IFR) a plus que doublé, passant d’un peu plus de 1
million à plus de 2,5 millions.
En outre, le croisement des grands axes de circulation nord-sud
et est-ouest fait du ciel français le plus chargé
d’Europe : en 2003, 42,3 % des mouvements sont constitués
des survols du pays à haute altitude et les mouvements internationaux
représentent 37,7 % du trafic suivi par le contrôle
aérien français.
L’objectif des services de la navigation aérienne est
de faire passer un maximum d’avions en maintenant des conditions
de sécurité optimales.Pour cela, elle doit disposer
le plus souvent possible de l’espace aérien le plus
vaste.
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En 2003, les centres en route de la
navigation aérienne (CRNA) ont contrôlé
6898 vols en moyenne quotidienne et plus de 8000 vols à
21 reprises.
La pointe absolue de trafic a été
atteinte le 21 juin 2002 avec 8524 vols contrôlés. |
Le ciel sous surveillance
La tour de contrôle de l’aéroport
constitue le maillon le plus connu de la chaîne du contrôle
aérien qui garde chaque appareil sous surveillance, de l’installation
dans la cabine au débarquement des passagers.
En effet, si le ciel est vaste, la sécurité de tous
exige que chaque avion suive une route déterminée
et balisée, le « couloir aérien », en
respectant les séparations horizontales et verticales qui
ont pour fonction de protéger l’appareil de tout risque
de collision ou de perturbation aérodynamique. Invisible,
le rôle des « contrôleurs du ciel » n’en
est pas moins fondamental :
- assurer la sécurité de tous les usagers de l’espace
aérien ;
- communiquer de façon permanente et précise avec
les équipages ;
- garantir la meilleure ponctualité des vols possible face
à un trafic qui reprend des couleurs après l’atonie
des années 2001 et 2002 .

Un partage du ciel négocié
entre civils et militaires
Les avions de transport civil ne sont pas seuls
dans le ciel et, surtout, ils ne peuvent se diriger où ils
le souhaitent.
Les contrôleurs doivent compter avec un ensemble de zones
réservées, dont les zones dites «Charlie»,
destinées à l’entraînement des appareils
militaires.
Cette situation impose un partage très précis de l’espace
aérien et une coordination permanente en temps réel.
Ceci explique la présence de contrôleurs militaires
dans les centres de la navigation aérienne et, inversement,
de leurs homologues civils dans les centres militaires.
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Utilisation
de l'espace aérien par la Défense
Activité quotidienne moyenne
des zones temporairement actives.
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Plus de flexibilité
La concertation entre civils et militaires a
permis la création, en février 1999, de la «
Cellule Nationale de Gestion de l’Espace aérien »
(CNGE). Cette cellule gère l’activité de l’ensemble
des zones militaires à ségrégation temporaire
ainsi que l’ouverture des routes aériennes conditionnelles.
Ces routes permettent aux appareils civils de
traverser les zones d’entraînement militaires inutilisées,
afin de raccourcir les itinéraires. Un programme aboutira
en 2004 à une coordination automatisée entre contrôleurs
civils et militaires.

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